« Le vélo ne devrait pas être perçu comme
une activité pratiquée par les marginaux, la "guérilla urbaine".

« Vous ne verrez jamais le monde ordinaire faire du vélo en ville
si c'est cette perception qu'ils ont du cyclisme en milieu urbain. »

Le Monde à Bicyclette
Article - Nous avons un rêve

NOUS AVONS UN RÊVE…
Yakov M. Rabkin et Robert Silverman

Le Québec a démontré sa capacité de créer des réalités nouvelles, de s’engager dans des ambitieux projets d’ingénierie sociale. Les défis auxquels nous faisons face actuellement comprennent, entre autres, le besoin de changer nos habitudes de consommation de l’énergie afin de préserver l’environnement et assurer une survie aux générations futures. Nous avons pris un engagement déterminé pour le transport en commun qui doit devenir une priorité de tous plutôt qu’une concession faite à ceux qui n’ont pas « encore » de voiture. La crise économique que nous traversons est une excellente occasion de faire des percées substantielles.

Or plusieurs problèmes de taille persistent. Ils montrent que la mentalité que nous a inculquée la General Motors, lors qu’elle détruisait systématiquement les transports en commun à l’échelle continentale, reste bien présente même si la compagnie elle-même s’est finalement écroulée.

La culture cycliste prend racine au Québec, mais le virage récréatif, voire souvent nécessitant au recours à l’auto, que prend cette culture nous paraît erroné. Voici quelques problèmes que rencontrent les usagers de la bicyclette et des transports en commun ainsi que quelques façons de les résoudre. Rappelons que toute mise en pratique d’une politique, surtout si elle vise à transformer les habitudes bien ancrées, doit être intégrale.

Dodo-bouleau en santé
Afin d’encourager l’usage du transport urbain chez nous, il faut déclarer la diminution constante du prix de l’abonnement mensuel, par exemple, de cinq dollars chaque année pendant cinq ans. Ainsi, les usagers verront que leur carte Opus coûtera 25$ de moins par mois d’ici cinq ans, une diminution plutôt symbolique mais indicative d’une tendance assurée.

En même temps, le transport urbain et de banlieue doit devenir plus bike friendly, plus accueillant pour le vélo. Le bixi est une excellente initiative, mais les stations de bixis ne se trouvent pas à côté de tous les lieux de travail; le passager doit avoir la possibilité de prendre son propre vélo à bord. Or, actuellement, la bicyclette y est plutôt tolérée. Le vélo est accepté dans le métro mais pas durant les heures de pointe quand on va au travail et rentre chez soi. Seulement un des trains de banlieue accepte les bicyclettes. Les passagers sont donc poussés à utiliser la voiture pour les trajets complémentaires : de chez soi au train et du train au travail. Cette pratique doit définitivement changer. Il faut encourager les usagers de prendre le vélo, sans limites de temps et sans suppléments de tarif.

Récréation moins polluante
Même ceux qui abandonnent la voiture pour aller au travail, en ont besoin pour la récréation. Afin de jouir des sentiers cyclables en campagne, il faut acheter ou louer une voiture (comme nous le montrent maintes publicités de voitures transportant des vélos). Pourtant, le sentier du Petit train du nord pourrait devenir parfaitement accessible par train de Montréal à Saint-Jérôme. Beaucoup de jeunes et de moins jeunes pourraient prendre le train avec leurs vélos le matin, passer la journée en se baladant en vélo et rentrer en ville dans la soirée. En fait, c’était la vocation du Petit train du nord que les Montréalais empruntaient afin de faire du ski dans les Laurentides. Mais aujourd’hui l’horaire du train n’est point adapté à la récréation. Il circule uniquement pour le transport de la main-d’oeuvre banlieusarde.

La France et l’Allemagne peuvent nous servir d’exemples. Tous les deux, pays producteurs de voitures et dotés d’autoroutes impressionnantes, appuient sans réserve le transport en commun et le vélo. Les rabais de famille rendent les trains de loin plus économiques que l’utilisation de la voiture et tous acceptent les bicyclettes. Chez nous, au contraire, la voiture reste incontournable pour amener la famille à Québec ou à Ottawa.

La piste cyclable du Petit train du nord arrive depuis cette année jusqu’à Montréal mais elle n’a qu’une indication pour Montréal. En route, on remarque des indications mystérieuses pour « le circuit Tripoli » ou bien des panneaux annonçant La Route verte munis de deux flèches mais … sans aucune indication de localités. Imaginez un tel panneau sur l’autoroute 15 : deux flèches et aucune allusion où elles vous mènent. Il est grand temps pour le Ministère de transport en prenne la charge et mette des panneaux uniformes pour les cyclistes comme il le fait pour les automobilistes.

Si le transport en commun et le vélo constituent véritablement une priorité nationale, on pourra alors puiser les fonds nécessaires des taxes imposées sur la production et l’exploitation des voitures. Il ne faut pas voir cette politique comme « anti-voiture ». L’Allemagne qui produit des Porsche, des Mercedes et des BMW a mis en place une politique de transport bien plus verte que le Québec qui ne produit plus aucune auto. Le Japon, patrie de Lexus et de Mazda, a un système de transports en commun qui est à des années-lumière du nôtre.

Nous avons un rêve, le rêve d’un pays qui a un vaste réseau de pistes cyclables marquées et entretenues comme des autoroutes. D’une ville où les trains de métro sont aussi fréquents qu’à Moscou et les trains de banlieue aussi fréquents qu’à Paris. D’un pays où il coûtera moins cher de prendre le train que de louer une voiture pour visiter Québec, voire Val-David, avec la famille.

D’un pays qui montrera au monde que nous pouvons gérer notre avenir.

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Yakov Rabkin est professeur à l’Université de Montréal depuis 1973; il s’y rend à vélo ou à pied. Son dernier ouvrage est Au nom de la Torah : une histoire de l’opposition juive au sionisme paru aux Presses de l’Université Laval. Robert Silverman est un vétéran de plusieurs campagnes pour l’usage de la bicyclette; il habite Val-David, tout près d’une piste cyclable. Son site web.
200809




Toxic Neons and you
Robert Silverman

Hundreds of millions of people in the world are exposed every day to fluorescent lighting - "neons". They are omnipresent; they are found in supermarkets, large drug stores, hardware stores, and even in schools and hospitals.

Unfortunately, the vast majority of these four and eight feet neon tubes are toxic. Why? The natural spectrum of light consists of six colors of more or less equal quantity. They are violet, blue, green, yellow, orange and red.

To obtain more light per tube, the big manufacturers like General Electric altered the natural colour spectrum, and inserted too high quantities of the brighter colours of yellow and orange and too low quantities of the dark colors of violet and red. That's why we feel uncomfortable and try to escape when we are underneath such lighting.

The bad effects of this toxic lighting on human beings are intensified during winter. Like at night, or deep in a building, if you are for an extended period of time in a room where there is no natural light whatsoever, then you really see & feel it…

While going to a supermarket at night is unpleasant for clients, it is much more so for employees who are forced to work under this toxic lighting for hours without the benefit of the attenuating natural lighting from windows.

The most horrific and unacceptable place where these toxic lights are found is in the schools in the winter. The law requires children to attend school. They try to sit still and listen to the teacher. But the poisonous unnatural light overhead pushes them to fidget and move and they do not know why.

There are alternatives. While toxic cool white tubes common in schools reproduce the natural light spectrum at a sixty percent colour rendering index, the full-spectrum Vita-Lites reproduce a light spectrum at 90 percent. But Vita-Lites do cost three times as much per tube.

Ironically, these Vita-Lites full-spectrum lights are used massively for plants, particularly for marijuana. All plant growers use these kinds of lights because the extra lighting costs are compensated by quicker growing and superior-quality plants. In the plant world these tubes are called ‘Grow Lights’.

On American submarines there used to be lots of fights, when after one sailor brushed accidentally against another. The Pentagon installed full-spectrum Vita-Lites on the whole submarine fleet, and the fights stopped.

If you are a student, circulate a petition among other students demanding the elimination of toxic neon lighting, and its replacement by lighting which duplicates the natural light spectrum by at least ninety percent. It is your natural right.

Robert Silverman, Val-David, Canada, 29 August 2009.



18 Ways
Dernière mise à jour 11.09.2009